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Crédit Photo : Rolline Laporte

Mandat
«À des fins purement artistiques, [...] Espaces sonores illimités est un collectif de compositeurs dont le but est de créer ou de s’associer, pour le bénéfice du grand public, à des événements musicaux exploitant la mise en espace des sons.»

[Extrait de la Charte d’incorporation d’Espaces Sonores Illimités]


Historique
En 1990, dans le cadre de la journée Portes ouvertes de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, Michel Gonneville s’était entouré de quatre autres compositeurs (Pierre Desrochers, André Hamel, Alain Lalonde et Alain Dauphinais), afin de créer l’événement Sonoguide. Lors de cette journée, le public déambulait dans l’édifice du 200 Vincent-d’Indy à la faveur d’une visite guidée et sonorisée par les cinq compositeurs.

En 1992, forts de l’expérience Sonoguide et préoccupés par la mise en espace de musiques instrumentales ainsi que par la remise en question de la formule du concert traditionnel, trois compositeurs, Alain Lalonde, André Hamel et Alain Dauphinais se sont rencontrés pour fonder Espaces sonores illimités.

Le 19 mai 1994 avait lieu la première réalisation d’Espaces sonores illimités par la création de l’œuvre collective Musiques en espace sacré. Cette manifestation d’envergure marquait l’ouverture officielle de la 11e édition du Festival international de Musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). Le concert, une coproduction d’Espaces sonores illimités, du FIMAV et du réseau FM de Radio-Canada, fut donné à l’église Sainte-Victoire, sonorisée pour l’occasion par les 24 musiciens de l’Ensemble contemporain de Montréal auxquels s’étaient ajoutés deux multi-instrumentistes issus des milieux de la musique ancienne et de la musique folklorique.

Le 29 mai 1996, avait lieu, à l’église St-Jean-Baptiste de Montréal, la création de Cadavre presqu’exquis exécuté par 26 musiciens de l’Ensemble contemporain de Montréal. Cette œuvre avait été commandée à Espaces sonores illimités par la Chaîne culturelle de Radio-Canada.

À titre de producteur, Espaces sonores illimités a réalisé, les 1er et 8 mars 1998, dans le cadre des Symphonies portuaires Pointe-à-Callière 1998, l’événement Airs libres pour 9 cuivres et 4 percussions disposés dans l’espace près et autour des hangars du Vieux-Port de Montréal et le Musée de Pointe-à-Callière. Pour l’occasion, Espaces sonores illimités a fait des commandes aux compositeures Marie Pelletier et Diane Labrosse. Cet événement s’est fait en collaboration avec le Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Pointe-à-Callière et le Vieux-Port de Montréal.

À l’occasion des célébrations entourant le début du nouveau millénaire, Espaces sonores illimités se joignait à l’équipe de 19 compositeurs réunis par la Société de Musique contemporaine du Québec pour travailler à la création de La Symphonie du Millénaire. Cet événement sans précédent, auquel ont participé plus de 300 musiciens, a eu lieu à Montréal le 3 juin 2000 et a attiré plus de 40 000 personnes.

De l’automne 2000 au printemps 2001, à l’initiative du compositeur Michel Gonneville, les trois membres d’Espaces sonores illimités participaient à l’écriture et à la conception de la Symphonie des éléments, œuvre spatialisée en quatre mouvements destinée au musiciens de l’Harmonie sénior de l’école secondaire Joseph-François-Perrault qui la créèrent, en mars 2005, dans le cadre du festival Montréal Nouvelles Musiques. À ces musiciens s’ajoutaient une vingtaine d’étudiants du Conservatoire de Musique de Montréal sous la direction musicale conjointe d’Alain Trudel et de Richard Charron.

Le 19 mai 2005, Espaces sonores illimités produisait l’événement Fanfares. Vaste composition collective à laquelle participait également le compositeur Claude St-Jean, Fanfares marquait l’ouverture de la 22e édition du Festival international de Musique actuelle de Victoriaville. L’ensemble des cinquante musiciens qui sonorisèrent pour l’occasion le Colisée des Bois-Francs était composé des membres de l’Orkestre des Pas Perdus, de la Fanfare Pourpour et de l’Orchestre de Rue de Victoriaville.

Le 3 septembre 2006, les membres d’Espaces sonores illimités participèrent à l’événement Le Voyage. Mis sur pied par l’artiste visuel René Derouin, Le Voyage consistait à faire descendre la Rivière du Nord, de Val-David à Val-Morin, à un « bateau-sculpture » suivi d’une vingtaine de canots. Huit musiciens disposés dans ces canots, de même que des membres de la Chorale de Val-David et l’artiste sonore Pierre Dostie situés sur les berges interprétèrent une œuvre spécialement écrite pour l’occasion, Musiques au fil de l’eau.

Le 24 février 2007 avait lieu, dans le cadre de la soirée d’ouverture du festival Montréal Nouvelles Musiques, la présentation de Spatio lumino. Basé sur un concept original réalisé à partir d’une idée de Michel F. Côté, Spatio lumino alliait écriture et improvisation selon un système basé sur un code de couleurs transmis via les éclairages. Ont participé à cet événement les improvisateurs Jean Derome, Bernard Falaise, Lori Freedman, Pierre Labbé, Diane Labrosse, Pierre Tanguay de même que le compositeur invité Michel Smith.

Le 19 mai de la même année, l’Ensemble contemporain de Montréal présentait, dans le cadre des célébrations de son 20e anniversaire, la reprise de Cadavre presqu’exquis commandée en 1996.

Politique artistique
Préoccupé par la remise en question de la formule du concert traditionnel, le collectif Espaces sonores illimités s’est donné comme mandat de créer ou de s’associer à des événements exploitant la mise en espace des sons.

Par son action, Espaces sonores illimités vise également une portée sociale et ce, dans le but d’intégrer l’art des sons spatialisés dans la vie courante du plus grand nombre d’individus, dans toutes sortes de lieux et de situations plus ou moins habituels pour de telles manifestations musicales.

Espaces sonores illimités désire susciter une animation auprès du plus large public et ce, avec le plus de constance, de continuité possible, établissant pour ainsi dire une tradition d’événements sonores spatialisés.

Espaces sonores illimités souhaite de plus inviter, dans un esprit d’émulation et de stimulation réciproques, différent-e-s compositeur-e-s à participer à la conception de tels événements.

Espaces sonores illimités veut encourager la collaboration et l’interaction avec divers organismes, tant du milieu musical que des autres milieux artistiques (théâtre, danse, arts visuels), culturels (musées, festivals, maisons de la culture) et sociaux (édifices publics, complexes commerciaux, lieux de culte), dans le but d’instaurer une dynamique d’échange et de vitalité, entre les différents milieux actifs dans notre société et dans l’ensemble de cette société et ce, afin que toute manifestation artistique dans un espace donné puisse vivre pleinement, reçoive toute l’attention nécessaire à sa diffusion et provoque tout l’impact souhaité : l’art en général, et l’événement musical mis en espace en particulier, n’est pas réservé à une certaine élite et n’est pas une manifestation marginale mais bien plutôt une expression vivante adressée à tous nos semblables.

Espaces sonores illimités et le milieu musical
La spatialisation musicale, un concept à développer

Le milieu musical québécois est multiple et le nombre d’organismes de production, d’ensembles et de diffuseurs y est très grand. Lors de la fondation d’Espaces sonores illimités, en 1992, nous avons toutefois fait le pari qu’il y avait de la place dans la communauté artistique pour un organisme ayant une vocation aussi pointu que la notre. L’expérience des réalisations passées et la réception favorable et enthousiaste qu’ont reçu les approches que nous avons faites auprès de différents organismes auxquels nous avons proposé notre collaboration, nous ont convaincus de la pertinence, de l’à-propos et de la nécessité de nos diverses interventions musicales spatialisées dans le milieu artistique et dans la vie culturelle de Montréal, du Québec et d’ailleurs.

À nos yeux, la spatialisation musicale représente très certainement une voie d’exploration à développer ainsi qu’un paramètre appelé à prendre de plus en plus d’importance dans la représentation musicale. De plus, parce qu’elle permet à l’auditeur de se rattacher à quelque chose qu‘il connaît (la provenance multiple des sons), la spatialisation, notre expérience nous le confirme, rend plus accessible une musique qui parfois (trop souvent) a de la difficulté à rejoindre un large public.

À la fois créateurs et producteurs
En raison de son double statut de collectif de compositeurs et de compagnie de production, Espaces sonores illimités multiplie les opportunités.

Ainsi pouvons-nous, en tant que compositeurs, nous voir commander des œuvres par d’autres producteurs, sociétés de concert, ensembles ou interprètes. Ces commandes peuvent s’insérer dans le cadre de la programmation d’un concert (comme ce fut le cas pour Antiphonie pour l’Ensemble contemporain de Montréal).

En plus de nous permettre de travailler avec d’autres compositeurs et créateurs, en nous offrant la possibilité de leur commander des œuvres et de les produire, le statut de compagnie de production que nous nous sommes donné nous permet tout autant de collaborer à des projets existants (ex. : Symphonies portuaires Pointe-à-Callière) que de générer nos propres projets (Musiques en espace sacré au FIMAV).

 

   
 
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